" Chavez paie ses excèss"

Por Venezuela Real - 20 de Octubre, 2006, 11:30, Categoría: Prensa Internacional

Pierre Rousellin
Le Figaro - Francia
Le 18 Octobre,  2006

Dans sa croisade effrénée pour intégrer l'« axe du Mal » et s'en faire le porte-drapeau, Hugo Chavez s'était fixé pour but de faire élire son pays, le Venezuela, au Conseil de sécurité de l'ONU.
 
L'homme est un tribun à la verve tropicale, qui a vu le profit qu'il aurait pu tirer d'un siège au cénacle new-yorkais de la communauté internationale.
 
Ses diatribes antiaméricaines y auraient trouvé un retentissement mondial, dépassant l'aspect folklorique de l'opposition systématique et attendue - encore en vogue en Amérique latine - à tout ce qui rappelle de près ou de loin l'impérialisme gringo.
 
Dans son duel oratoire avec l'autre imprécateur planétaire, l'Iranien Ahmadinejad, Chavez aurait marqué un point décisif.
 
Face à l'Occident, dans sa version « impérialiste », il se serait fait le champion d'un nouveau bloc dont rêvent les fauteurs de trouble pour remplacer l'Union soviétique et ses satellites d'antan. C'est une alliance disparate dont le noyau est constitué, autour de l'Iran, par les régimes islamistes. S'y agrègent les pays musulmans animés par la crainte de déplaire à leurs opinions publiques de plus en plus anti-occidentales ainsi que tous les pays qui, de la Corée du Nord à Cuba, en passant par la Chine et la Russie, ne seraient pas mécontents de voir l'hyperpuissance américaine entravée.
 
Maniant la diplomatie du carnet de chèques et du contrat pétrolier, Hugo Chavez a mené sa campagne partout où il pouvait recueillir des voix : à Minsk et à Moscou, à Pékin, à Kuala Lumpur et à Luanda, avant de finir à La Havane, où, en l'absence de Fidel Castro, il fut, le mois dernier, la vedette du sommet des non-alignés.
 
Pour succéder à l'Argentine et obtenir le siège au Conseil de sécurité revenant à l'Amérique latine au cours des deux prochaines années, il lui fallait rassembler les deux tiers des voix des 192 pays de l'Assemblée générale de l'ONU. À ce jour, le vote se poursuit, une majorité claire n'ayant pu être dégagée en faveur du Guatemala, l'autre pays candidat, qui, lui, a la faveur des États-Unis. Mais il est acquis que Chavez ne pourra l'emporter.
 
Malgré la flambée sans précédent des cours du pétrole, malgré le rejet tout aussi inhabituel que connaît l'Administration Bush dans le monde entier, le caudillo sud-américain ne sera pas le Fidel Castro du troisième millénaire. L'antiaméricanisme n'est plus, en soi, une idéologie de rechange.
 
En accusant les États-Unis d'avoir fomenté les attentats du 11 septembre 2001 pour mieux mener la « guerre contre le terrorisme », en traitant George W. Bush d'« idiot » ou de « diable » à la tribune des Nations unies, Hugo Chavez en a fait beaucoup trop. Ses outrances lui ont fait perdre des soutiens précieux.
 
Malgré ses excès, la campagne vénézuélienne pour un siège au Conseil de sécurité a le mérite de montrer tout le prestige que conserve l'ONU. Face aux tentations unilatéralistes des États-Unis, mieux vaut éviter, toutefois, que des Chavez ne détournent l'organisation internationale de ses fins.





TOME NOTA
de la dirección del
Nuevo Portal Principal

www.venezuelareal.org

Más información ...

Calendario

<<   Octubre 2006  >>
LMMiJVSD
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31      

Archivos

Suscríbete

Escribe tu email:

Delivered by FeedBurner

Sindicación

Alojado en
ZoomBlog