Au Venezuela, la droite défie Chavez sur le social

Por Venezuela Real - 2 de Diciembre, 2006, 14:07, Categoría: Prensa Internacional

¿Cuándo entenderán los europeos que conceptos como ésos son inexactos en estos mundos?


LAMIA OUALALOU
Le Figaro - Francia
01 Decembre, 2006

 La décision du chef de l'État, l'année dernière, de vendre les barils de brut vénézuélien à des tarifs généreux aux pays des Caraïbes étranglés par le boom des prix pétroliers, et à des quartiers pauvres des États-Unis a assuré au Venezuela un succès diplomatique.

À l'occasion de l'élection présidentielle de dimanche, la droite tente de concurrencer Hugo Chavez sur son propre terrain.

CETTE ANNÉE, Noël est en avance au Venezuela : les promesses de cadeaux ont fleuri à l'occasion de l'élection présidentielle qui oppose, dimanche, le président sortant, Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale latino-américaine, au candidat de l'opposition de droite, Manuel Rosales. Pour Juan Gonzalez, qui vend des étuis de téléphone portable sur un trottoir du centre de Caracas, le père Noël s'appelle Hugo Chavez, qui, au nom de la « révolution bolivarienne », maintient depuis bientôt trois ans un important programme de distribution des revenus : les « missions ». Financées par la manne pétrolière, elles ont pour ambition de répondre aux besoins des plus pauvres.
 
Vêtu d'un T-shirt rouge ne laissant planer aucun doute quant à ses préférences électorales, Juan égrène les actions du gouvernement sur les doigts de la main : il y a l'introduction de médecins dans les bidonvilles (mission « Barrio adentro »), la généralisation de l'éducation (« Robinson »), ou encore le réseau de supermarchés populaires («Mercal »). Hugo Chavez, dit-il, a aussi régularisé la situation de centaines de milliers de Colombiens clandestins et permis aux plus pauvres d'avoir des papiers («Identidad »).
 
À quelques kilomètres de là, dans le quartier oriental de Las Mercedes, Jenifer Santes, une jeune chômeuse aux formes replètes, préfère croire aux promesses de Manuel Rosales. Ce matin, elle s'est levée tôt pour se rendre à son siège de campagne, intriguée par l'immense père Noël accroché à l'entrée. Dans la hotte, entre plusieurs paquets de couleurs, surgit un rectangle noir sur lequel on peut lire : « Mi Negra », «Ma belle Noire ». À l'intérieur, Matilda Arielchi, chargée de l'accueil du public, explique : « Le noir, c'est en référence au pétrole, Manuel Rosales propose de distribuer une carte de débit aux pauvres qui sera financée par une ponction de 20 % des recettes pétrolières ». Jenifer est venue s'inscrire avant même l'élection sur les registres de Manuel Rosales, pour être parmi les premiers à en profiter. « J'ai voté Chavez la dernière fois et je le regrette. Il préfère donner l'argent du pétrole aux pays étrangers plutôt que de s'occuper de nous », dit-elle.
 
Virage prometteur
 
La décision du chef de l'État, l'année dernière, de vendre les barils de brut vénézuélien à des tarifs généreux aux pays des Caraïbes étranglés par le boom des prix pétroliers, et à des quartiers pauvres des États-Unis (voir ci-dessous), a assuré au Venezuela un succès diplomatique. Mais le geste est incompris par les plus pauvres qui protestent contre la lenteur de la construction de logements sociaux et de transports populaires.
 
Ce sentiment de frustration est exploité par Manuel Rosales. Sa carte « Mi Negra » fait fureur. Ils sont des centaines tous les jours à vouloir s'inscrire. Ricardo Villasmil, conseiller économique de Rosales, reconnaît que ce coup de publicité « peut semer la confusion dans l'esprit de certains électeurs ». Personne n'a, par exemple, expliqué à Jenifer que l'attribution de cette carte, si elle voyait le jour, dépendrait de son revenu. « Mais ce n'est pas une proposition populiste. Dans notre pays, la redistribution est nécessaire », dit-il.
 
Pour la droite locale, l'évolution est spectaculaire : après avoir tenté de renverser Hugo Chavez par tous les moyens - un coup d'État, une grève généralisée, un référendum révocatoire - l'opposition le défie aujourd'hui sur son terrain de prédilection, l'aide aux plus pauvres. Le virage est prometteur : partant d'une poignée de points il y a cinq mois, Manuel Rosales est désormais crédité de près de 40 % des intentions de vote. « Finalement, la grande réussite de Chavez, c'est d'avoir imposé la question sociale comme priorité à toute la classe politique », estime Teodoro Petkoff, un dirigeant de l'opposition.








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