Marino Alvarado: "Toutes les institutions obéissent au président, réduisant à néant la séparation

Por Venezuela Real - 23 de Abril, 2007, 15:51, Categoría: Prensa Internacional

LE MONDE
20 avril, 2007

Trois mois après la réélection du président Hugo Chavez, comment un défenseur des droits de l'homme apprécie-t-il la situation vénézuélienne ?
Quatre grands sujets me semblent dominer aujourd'hui la scène politique : l'insécurité, la concentration croissante du pouvoir, l'incertitude juridique et le conflit "interchavistes". L'insécurité est ancienne, certes, mais elle est en augmentation et le gouvernement semble incapable d'agir. Il y avait 8 000 homicides par an en 1999, il y en a eu 11 000 en 2006. Or la pauvreté a baissé et le nombre de policiers a augmenté. Mais pour mettre en place une véritable politique de prévention et réformer la police, il faut une volonté politique qui fait défaut.

Pourquoi la réforme de la Constitution fait-elle problème à vos yeux ?
La Constitution actuelle, qui date de 1999, a acquis une vraie légitimité. On peut penser que le nouveau texte a essentiellement pour raison d'être de permettre une réélection présidentielle indéfinie. La commission chargée de présenter la réforme constitutionnelle travaille en secret, ce qui n'est ni transparent ni démocratique. Selon la rumeur, 200 articles vont être modifiés. Il va encore falloir ajuster les lois. L'insécurité juridique, qui handicape le gouvernement lui-même, est partie pour durer.

Qu'entendez-vous par "conflit interchavistes" ?
Des dizaines de groupes qui se réclament de Hugo Chavez s'affrontent aujourd'hui au sein de l'Etat. Il ne s'agit pas d'une confrontation idéologique, mais de rivalités entre des réseaux de pouvoir pour s'approcher du président. Ce conflit paralyse le fonctionnement des institutions et les politiques publiques. Un exemple ? Cinq demandes de référendums révocatoires viennent d'être déposées contre des gouverneurs chavistes... par des groupes chavistes, pas par l'opposition. Le président critique à la télévision l'inefficacité et la corruption qui règnent au sein de son gouvernement. Mais son style, fait d'improvisation, sans planification et sans évaluation, y contribue. Le conseil des ministres ne se réunit jamais.

L'Etat, c'est Chavez et toutes les institutions, aujourd'hui, lui obéissent de fait, réduisant à néant la séparation des pouvoirs. Les gens critiquent le gouvernement, mais le président lui-même reste populaire parce qu'il est perçu comme un homme honnête, plein de bonnes intentions, un extraordinaire communicateur d'espoir.


Marino Alvarado, coordinateur de l'ONG Provea






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