L'ex-chef d'état-major d'Hugo Chavez critique l'ambiguïté du président vénézuélien à l'égard des m

Por Venezuela Real - 3 de Julio, 2007, 18:51, Categoría: Militarización/Militarismo

Paulo A. Paranagua
LE MONDE
03 Juillet, 2007

Idéologue de la "révolution bolivarienne", le général Alberto Müller Rojas a critiqué Hugo Chavez, au moment où le président vénézuélien effectue une tournée internationale. Le général s'est confié à un quotidien favorable au gouvernement, Ultimas Noticias, dimanche 1er juillet. Auteur de la nouvelle doctrine militaire du Venezuela et chef de l'état-major présidentiel jusqu'au 24 juin, il estime que les forces armées sont "politisées et au service du parti (chaviste)".

Selon le général Müller Rojas, M. Chavez a des attitudes "contradictoires" à propos des militaires. Il pense que le chef de l'Etat "s'est éloigné un peu de ce que ressentent les Vénézuéliens", mais il attribue cette distance aux consignes de sécurité et à un "entourage" de courtisans. La fermeture de la chaîne Radio Caracas Television (RCTV), fin mai, a été désavouée par près des trois quarts des Vénézuéliens.

D'après le général, "la présence de militaires en uniforme aux meetings politiques" et "l'adoption du slogan (d'origine cubaine) "La patrie, le socialisme ou la mort"", montrent leur politisation, en dépit des déclarations de M. Chavez selon lesquelles cela ne serait pas "un objectif immédiat" de la "révolution bolivarienne". La "professionnalisation" des forces armées défendue par le président est un "concept absolument incompatible" avec les propos qu'il tient sur la "défense de tout le peuple et la guerre de résistance, qui ne fait pas de distinction entre les citoyens et les soldats professionnels", explique le général, qui attribue l'idée de "professionnalisation" à l'influence des Etats-Unis.

Directeur d'Ultimas Noticias, Eleazar Diaz Rangel s'était élevé, le 17 juin, contre la présence du chef de l'état-major présidentiel à la tête du nouveau parti "chaviste". Selon l'éditorialiste, les pays où ce droit est reconnu sont des régimes de parti unique, comme Cuba, la Chine, le Vietnam ou la Corée du Nord. Si les militaires d'active sont vraiment autorisés à adhérer à un parti, il faudrait admettre leur droit de rejoindre une formation d'opposition, affirmait M. Diaz Rangel. M. Müller Rojas a quitté son poste et est repassé au cadre de réserve le 24 juin.

"En dépit de la purge effectuée après la tentative de coup d'Etat de 2002, les militaires restent divisés", souligne Francine Jacome, directrice de l'Institut vénézuélien d'études sociales et politiques. M. Chavez a créé une réserve et une Garde territoriale sous l'autorité directe du président de la République, sans passer par la chaîne de commandement. Les militaires dits "institutionnalistes" s'opposent aux idéologues comme M. Müller Rojas ou l'ex-officier de l'armée de l'air, William Izarra. L'idée d'un "chavisme sans Chavez" fait son chemin parmi les mécontents, qui désapprouvent une réélection indéfinie du président.

Parmi ceux qui attendent leur heure se trouvent deux militaires, des gouverneurs qui ont fait leurs preuves, Diosdado Cabello (Etat de Miranda, autour de Caracas) et le général Luis Acosta Carles (Carabobo). Selon le directeur du quotidien d'opposition Tal Cual, Teodoro Petkoff, M. Chavez mène "une sorte de coup d'Etat permanent, qui concentre tous les pouvoirs et consolide les forces armées comme arbitre et tuteur de la société".





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