Des étudiants vénézuéliens dénoncent la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez

Por Venezuela Real - 20 de Octubre, 2007, 18:47, Categoría: Prensa Internacional

Paulo A. Paranagua
Le Monde - France
20 octobre, 2007

Des étudiants vénézuéliens ont pris la tête de la mobilisation contre la réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez. "La réforme ouvre la voie à une présidence à vie de Chavez et ne garantit plus l'alternance politique , affirme Alexis Cabrera, 21 ans, étudiant à l'université publique Simon-Bolivar, à Caracas. Les modifications proposées réduisent nos droits constitutionnels."

Lorsque Radio Caracas Television (RCTV) a été retirée des ondes hertziennes, fin mai, le mouvement étudiant a pris son essor et manifesté dans tout le pays. "Dans une université aussi peu politisée que la mienne, nous avons fait des assemblées de deux à trois mille personnes", raconte Gustavo Gandica, 23 ans, étudiant en économie à l'université privée Santa Maria, à Tachira.

"Alors que la jeunesse était plutôt apathique et absentéiste lors de la réélection de Chavez, le 3 décembre 2006, les récentes élections aux centres d'étudiants des universités publiques et privées ont enregistré un taux de participation supérieur à 80 % , souligne Alexis Cabrera. Les chavistes ont obtenu de 5 à 10 % des votes."

En vue de la rentrée, les centres d'étudiants de quarante-deux universités publiques et privées et huit instituts technologiques ont élu un "Parlement étudiant", constitué de 167 représentants des 300 000 étudiants du pays. Leur "commission internationale", dont font partie Alexis et Gustavo, a fait le voyage en France et en Espagne, pour tirer la sonnette d'alarme à propos de la réforme constitutionnelle.

"AGENTS DE LA CIA"

Mardi 16 octobre, le Congrès vénézuélien a entamé la dernière étape de l'approbation de la réforme, qui sera soumise à un référendum le 2 décembre. Outre les 33 articles de la Constitution que le chef de l'Etat entend changer, les députés "chavistes" proposent des modifications portant sur 25 autres articles. Cette surenchère a provoqué les protestations des trois principaux alliés de M. Chavez : les partis Podemos et Patrie pour tous (sociaux-démocrates), et le Parti communiste vénézuélien.

Les droits de la défense et la liberté de la presse seraient suspendus pendant l'état d'urgence, qui n'aurait plus de limite dans le temps. "Chavez pourrait invoquer l'état d'urgence pour suspendre des droits fondamentaux", estime l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch. Reporters sans frontières a également exprimé son inquiétude.

Les "chavistes" crient "No volveran" (ils ne reviendront pas) à l'adresse des opposants, à la manière du "No pasaran" des antifascistes espagnols. "J'ai 19 ans, je ne suis nullement responsable du passé, ni des erreurs de l'opposition", plaide Patricia Quiñones, élue du "Parlement étudiant", inscrite en administration à l'université publique d'Orient, dans l'île de Margarita. "Le gouvernement Chavez traite les étudiants d'agents de la CIA, alors que nous nous battons pour le pluralisme et la réconciliation nationale", ajoute-t-elle, exaspérée par la polarisation croissante.

A en croire le "Parlement étudiant", la réforme constitutionnelle entraîne une militarisation du pays et l'imposition d'un socialisme autoritaire, inspiré du modèle castriste.

Dimanche, au cours de son émission "Allô, président !", M. Chavez a déclaré que Cuba et le Venezuela ont "au fond un seul gouvernement".






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