Tirs à Caracas contre les étudiants hostiles à Hugo Chavez

Por Venezuela Real - 8 de Noviembre, 2007, 18:43, Categoría: Prensa Internacional

Paulo A. Paranagua
Le Monde - France
08 novembre, 2007

Caracas, un commando d'hommes armés a fait irruption dans le campus de l'Université centrale du Venezuela (UCV), la principale institution publique d'enseignement supérieur, mercredi 7 novembre, peu après une manifestation du mouvement étudiant.

Des milliers de manifestants s'étaient rendus de l'UCV jusqu'à la Cour suprême, où ils ont déposé un recours demandant le report du référendum du 2 décembre sur la réforme constitutionnelle. Il n'y avait pas eu d'incidents pendant le défilé. Des banderoles proclamaient à la fois "Non à la violence" et "Non à la réforme".

Les étudiants qui rentraient de la manifestation ont trouvé un autobus incendié et des individus cagoulés et armés barricadés dans l'Ecole de travail social de l'UCV, bientôt relayés par des dizaines de commandos arrivés sur des motos et portant des armes de poing. Les affrontements ont duré quatre heures et ont entraîné l'hospitalisation de neuf étudiants de l'UCV, dont trois blessés par balle, l'un d'entre eux gravement.

Le vice-recteur, Eleazar Narvaez, et la secrétaire de l'UCV, Cecilia Garcia Arocha, ont attribué l'agression à des partisans du président Hugo Chavez. Le secrétaire général de la Fédération des centres universitaires de l'UCV, l'étudiant Ricardo Sanchez, l'a imputé "à l'escalade de la violence née du verbe incendiaire du président Chavez, qui a publiquement poussé ses partisans à répondre aux manifestations étudiantes par la violence".

Dimanche, M. Chavez avait traité les étudiants qui manifestaient de "fascistes" et "fils à papa". A en croire M. Sanchez, les agresseurs appartiennent au Collectif Alexis-Vive, "un groupe de délinquants payés et armés par le gouvernement". Un dirigeant de l'Ecole de travail social, Otto Garcia, a attribué le commando aux Tupamaros, un groupe armé "chaviste". Le ministre de l'intérieur, Pedro Carreño, a qualifié les incidents de "regrettables".

A la Cour suprême, l'étudiant Yon Goicochea, dirigeant de l'université catholique Andres-Bello, a plaidé pour le report du référendum. "Une Constitution ne saurait appartenir ni à Chavez ni à l'opposition, a-t-il dit. Une Constitution partisane conduira au désastre et à la violence."

Le président vénézuélien a rencontré les FARC

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé, mercredi 7 novembre, qu'il avait eu sa première réunion avec un représentant des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), à propos des otages détenus par la guérilla.

"Il y aura d'autres réunions à la recherche d'une solution, mais ce n'est pas facile", a admis M. Chavez, qui n'a pas précisé d'autres détails. Depuis le mois d'août, le président vénézuélien joue les médiateurs entre les FARC et le gouvernement colombien, en vue d'un "accord humanitaire", c'est-à-dire, d'un échange entre les guérilleros emprisonnés et les otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. M. Chavez attend des "preuves de vie" des otages. Il doit se rendre à Paris le 20 novembre. - (EFE.)






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