Le Venezuela de Chavez

Por Venezuela Real - 20 de Noviembre, 2007, 9:03, Categoría: Prensa Internacional

Edito du Monde
LE MONDE - France
20 Novembre, 2007

Attendu à Paris mardi 20 novembre, le lieutenant-colonel Hugo Chavez a été invité par Nicolas Sarkozy pour faire le point sur sa médiation dans l'affaire des otages de la guérilla colombienne. Les efforts de la France n'ont pas porté leurs fruits dans un dossier qui la concerne, dans la mesure où l'ancienne candidate des Verts à la présidence de la Colombie, Ingrid Betancourt, a la double nationalité franco-colombienne.
L'intervention du président vénézuélien est bienvenue car, jusqu'à présent, aucune personnalité et aucun groupe de pays n'est parvenu à négocier avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) - les preneurs d'otages. Dopé par l'argent de la drogue, ce mouvement d'extrême gauche a atteint le degré zéro de la politique : affaibli sur le plan militaire, il compte sur ses otages pour exister sur la scène locale et internationale. M. Chavez a reçu le feu vert du gouvernement colombien, indispensable pour pouvoir procéder à un "échange humanitaire" entre les otages et les guérilleros emprisonnés.

L'activisme déployé par M. Chavez sur la scène internationale, de l'Amérique latine au Moyen-Orient, de la Russie à la France, s'accompagne au Venezuela d'une évolution inquiétante vers un régime autoritaire. La gestion erratique des immenses ressources du pétrole, démultipliées par un prix du baril proche des 100 dollars, commence à nuire aux programmes sociaux qui ont valu au chef de l'Etat une solide popularité. L'absence d'investissements dans l'industrie pétrolière explique que Caracas peine à atteindre le quota fixé par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui vient de tenir son sommet à Riyad. Le Venezuela en est réduit à vendre du brut et à importer pratiquement tout ce dont le pays a besoin.

La concentration des pouvoirs au profit du président de la République, l'absence de dialogue avec l'opposition, la disqualification du mouvement étudiant, traité de "fasciste", l'encouragement de bandes armées et l'embrigadement des réservistes, bref, la militarisation de la vie politique, s'accompagnent d'une corruption sans précédent. Celle-ci est favorisée par l'opacité des dépenses publiques et par la création de budgets parallèles, utilisés de manière discrétionnaire par la présidence de la République. Les liens entretenus par M. Chavez avec Fidel Castro et avec Mahmoud Ahmadinejad ne sont pas de nature à dissiper le flou autour du "socialisme du XXIe siècle" prôné par le président vénézuélien.

"Le populisme n'est pas une bonne solution aux problèmes qu'il y a en Amérique latine", a déclaré le président de la Commission européenne, le portugais José Manuel Durao Barroso, après un récent incident verbal avec M. Chavez lors d'un sommet ibéro-américain. Le populisme n'est une bonne solution nulle part.







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