Manifestation massive à Caracas contre la réforme constitutionnelle de Hugo

Por Venezuela Real - 30 de Noviembre, 2007, 18:47, Categoría: Prensa Internacional

Marie Delcas
Le Monde - France
30 Novembre, 2007

Par dizaines de milliers, les Vénézuéliens ont manifesté, jeudi 29 novembre, leur opposition à la réforme constitutionnelle qui sera soumise, dimanche 2 décembre, à référendum. "Nous avons rempli l'avenue", s'est écrié sur l'estrade l'étudiant Yon Goicoechea. Les leaders étudiants, qui ont pris la tête de la mobilisation contre la réforme, avaient choisi l'avenue Bolivar, au centre de Caracas, bastion symbolique des partisans du président Hugo Chavez. Vendredi, les "chavistes" sont appelés à y manifester.

"Et si moi je ne veux pas que la Constitution de mon pays ressemble a celle de Cuba", scande la foule, joyeuse. Tee-shirts, tracts, chansons déclinent le "non" sur tous les tons: non à la réforme, non à l'abstention, non à M. Chavez. "Pourquoi tu ne te tais pas ?": la question que le roi d'Espagne, Juan Carlos, avait lancée le 8 novembre, au président vénézuélien fait la joie des manifestants. "On n'avait pas vu autant de monde depuis 2003", assure Teodoro Petkoff, directeur du quotidien d'opposition Tal Cual.

"Les manifestations spectaculaires de l'opposition ne lui ont pas alors assuré la victoire dans les urnes", rappelle José Antonio Gil, de l'institut de sondage Datanalisis. Réélu avec 62,8 % des voix en décembre 2006, M. Chavez continue de bénéficier d'une forte aura et d'un appareil efficace pour mobiliser les électeurs des quartiers populaires.

"L'opposition reste incapable de proposer un projet cohérent et des leaders convaincants, estime M. Gil. Mais ce handicap joue peu pour le référendum, où l'alternance n'est pas en jeu." Datanalisis donne un très léger avantage au "non", insuffisant pour prédire avec certitude le résultat du scrutin. Le gouvernement accuse les opposants de manipuler les enquêtes pour pouvoir crier à la fraude quand le "oui" l'emportera.

La réforme assure "la transition vers le socialisme". Les 69 articles modifiés – sur les 350 que compte la Constitution – suscitent des griefs divers. Le patronat et les opérateurs économiques critiquent la mainmise croissante de l'exécutif sur l'économie et les menaces qu'elle fait planer sur le droit de propriété. Les journalistes dénoncent les restrictions apportées à la liberté d'information en cas de proclamation de l'état d'exception. Les défenseurs des droits de l'homme soulignent le potentiel autoritaire d'un exécutif renforcé. Les évêques voient se profiler une dictature. Tenus au devoir de réserve, les militaires gardent le silence. "La politisation de l'armée, appelée à devenir un corps 'populaire, patriotique et anti-impérialiste', n'est pas faite pour leur plaire", selon l'analyste Ricardo Sucre.

"Gouverneurs et maires ont des raisons de craindre une réforme centralisatrice qui, en renforçant les pouvoirs du président, limite leurs fonctions et leur budget, souligne M. Gil. Les plus loyaux des élus chavistes font campagne dans leur circonscription, les autres font semblant. Voilà qui pourrait coûter très cher à Chavez." Le sociologue Javier Biardeau considère que "le débat de fond sur le contenu de la réforme n'a pas eu lieu. Chavez en a fait un plébiscite, cela pourrait se retourner contre lui".

Gouvernement et opposition sont convaincus de l'emporter. Accepteront-ils les résultats proclamés par le Conseil électoral national? L'opposition a toujours récusé son arbitrage. Et M. Chavez n'a jamais perdu une élection depuis neuf ans. "La légitimité du résultat dépendra évidemment du taux d'abstention et de l'amplitude de la victoire", juge M. Biardeau.





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