Partisan de la négociation, le président Sarkozy salue l'intervention militaire d'Alvaro Uribe

Por Venezuela Real - 3 de Julio, 2008, 20:07, Categoría: Prensa Internacional

Le Monde - France
03 Juillet, 2008

Tout en félicitant le président colombien pour la libération d'Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy appelle les FARC à arrêter leur " combat absurde et moyenâgeux "

Il avait misé sur le président vénézuélien Hugo Chavez et sa médiation. Il a dû saluer le président colombien Alvaro Uribe et sa manière forte. " Au président Uribe, je lui dis également bravo. Croyez bien que ce que je dis, je le dis du fond du coeur ", a déclaré Nicolas Sarkozy, mercredi dans la nuit, après l'annonce de la libération d'Ingrid Betancourt. Entouré à l'Elysée du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, des enfants de l'ex-otage, Lorenzo et Mélanie Delloye, et de sa soeur Astrid, le président de la République a " remercié " le président colombien, l'armée colombienne, " qui ont mené une opération qui a été couronnée de succès ".

" Je remercie le président - Sarkozy - , parce que depuis qu'il a pris les choses en main, tout s'est enclenché, et aujourd'hui maman est là ", a raconté Mélanie Delloye, tandis que le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian saluait sur LCI " le succès de la diplomatie française qui avait plusieurs fers au feu, Chavez, Uribe ou en s'adressant à Marulanda. Le président Sarkozy a su donner une dimension internationale à cette prise d'otage ".

Le soir de son élection, le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy assure que " la France sera au côté des infirmières bulgares enfermées depuis huit ans, la France n'abandonnera pas Ingrid Betancourt ".
Le premier dossier sera réglé dès juillet, marqué par le voyage en Libye de son épouse d'alors, Cecilia. Le second connaîtra de nombreux soubresauts. L'affaire est minée depuis que Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères de Jacque Chirac et une connaissance d'Ingrid Betancourt, a organisé en juillet 2003 une opération de récupération de l'otage, en envoyant à Manaus, dans la forêt amazonienne brésilienne, un avion militaire. Réalisée sans consultation de Brasilia et de Bogota, l'opération avait échoué et tourné à la crise diplomatique.


Nicolas Sarkozy, lui, téléphone dès son entrée à l'Elysée à M. Uribe, mais les liens se distendent lorsque ce dernier ordonne à l'armée de libérer Ingrid Betancourt, refusant les " petits jeux avec ces bandits des FARC - Forces armées révolutionnaires de Colombie - ". M. Sarkozy obtient toutefois de M. Uribe qu'il libère, le 4 juin, Rodrigo Granda, " ministre des affaires étrangères " de la guérilla colombienne, et qu'il s'engage, début juillet, de le consulter en cas d'opération militaire.

Le temps est alors celui du président vénézuélien Hugo Chavez. Ce dernier engage des tractations auprès des FARC, visant à mettre en place un " échange humanitaire " entre otages et guérilleros et reçoit, à la surprise générale, le soutien de Washington dans cette démarche et dans la foulée celle de Bogota.

Le 24 septembre 2007, Nicolas Sarkozy, dont la politique est de parler à tout le monde, confirme qu'il a invité M. Chavez à l'Elysée. " L'obsession de la France, c'est qu'Ingrid Betancourt soit rendue à sa famille dans les plus brefs délais, et tous ceux qui pourront aider à la solution de ce drame seront les bienvenus ", explique M. Sarkozy. Le 20 novembre, M. Chavez est reçu à l'Elysée, mais les mains vides, sans " la preuve de vie " espérée par Nicolas Sarkozy. Le président français se dit " persuadé " que Mme Betancourt est en vie, sans pouvoir en apporter " une preuve matérielle ".

M. Uribe met brutalement fin à la médiation du chef de l'Etat vénézuélien, au grand dam de l'Elysée, qui estime que " Hugo Chavez reste la meilleure option ". D'autant qu'arrive enfin, le 30 novembre, cette preuve de vie tant attendue : une vidéo d'Ingrid Betancourt.

Le président français, qui dépêche des émissaires en Amérique latine pour régler le dossier, fait un coup. Le 5 décembre, il s'adresse dans un message télévisé au chef des FARC, gratifié d'un " Monsieur Marulanda ". " Il faut sauver une femme en danger de mort ", exhorte Nicolas Sarkozy. Pour débloquer le dossier, il dit la France prête à accueillir sur son sol des anciens FARC. Lors d'une rencontre à Paris avec M. Uribe, le 21 janvier, il l'invite à n'exclure " aucun concours utile ".

Car en France, la mobilisation ne faiblit pas. Pour le sixième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le 23 février, Nicolas Sarkozy reçoit la famille Betancourt à l'Elysée, en présence de sa nouvelle épouse Carla Bruni, dont c'est la première apparition officielle.

Le 1er avril, il fait une seconde déclaration télévisée, sous-titrée en espagnol " Vous avez maintenant un rendez-vous avec l'histoire. Ne le manquez pas. Libérez Ingrid Betancourt ", déclare-t-il. Si l'otage devait mourir, " ce serait une faute grave, une tragédie humanitaire, un crime " dont M. Marulanda serait tenu pour " responsable ". On apprendra plus tard, en mai, que Manuel Marulanda est décédé le 26 mars d'une crise cardiaque à 78 ans. Début avril, Paris envoie une mission humanitaire chargée de porter secours à Ingrid Betancourt, que l'on croit mourante. Les FARC la refusent. Le dossier semble au point mort jusqu'au dénouement.

" Je voudrais dire aux FARC qu'il faut qu'ils arrêtent ce combat absurde et moye- nâgeux ", affirme M. Sarkozy mercredi soir, qui s'est dit de nouveau " prêt à accueillir tous ceux qui accepteraient de renoncer à la lutte armée ". Et puis, il eut une parole pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu en otage par le Hamas à Gaza depuis plus de deux ans.





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